Seven Worlds

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 Chapitre 1

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Aster
Fondatrice-Maitre Enchanteur
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Feuille de personnage
Nom de la Nymphe/Elfe:: Aster
Monde: Le Pays Du Soleil

MessageSujet: Chapitre 1   Sam 3 Mar - 14:18

Chapitre 1

La porte de ma chambre s’ouvrit avec fracas tandis qu’une voix bien connue s’écriait d’un ton enjoué :
« -Allez allez ! Debout la marmotte, assez dormis comme ça ! Si tu continues, une heure de jogging par jour ne suffira plus ! »
Deux mains saisirent le drap que je tentais vainement de ramener sur mon visage et le tirèrent, l’arrachant presque du lit. Avec un gémissement, j’enfouis la tête dans l’oreiller de plumes bordé de dentelle. Peut-être finirait-elle par partir. Espoir vain. Deux secondes plus tard, la voix retentissait à nouveau, avec une intonation irritée cette fois.
« Eh oh, Nina ! C’est les vacances, le soleil brille et le monde est à nous ! Je ne vais pas profiter des bienfaits de la nature toute seule ! Tu viendras avec moi, même si je dois te traîner par les pieds ! »
Un frisson me secoua et je tournai la tête, de sorte qu’un seul œil apparaisse, scrutant la perturbatrice.
Tamara McQuent, alias Tam, ma meilleure amie (depuis qu’elle avait sauvé mon gouter des mains de Rony Blows en maternelle) et irlandaise de pure souche. Ses cheveux d’un roux flamboyant, coupés courts et méchés de vert et de mauve, étaient coiffés à la va-vite. Ce qui, chez Tam, signifiait les froisser entre ses doigts. Une longue frange vert pomme couvrait son front et les tâches de rousseur qu’elle détestait plus que tout et que faisait ressortir son teint laiteux. Elle me scrutait de ses yeux violets frangés de cils assombris par une belle couche de mascara et alourdis à la suite du passage d’un crayon de couleur rose fuchsia. Une multitude d’anneaux et de chainettes ornaient son oreille gauche et sa bouche aux lèvres pleines était peinte en violet. Son visage exprimait de l’agacement teinté d’irritation sans effacer totalement son air de petit elfe.
Quant à sa tenue vestimentaire, elle n’était guère plus sobre que le reste. Un pantalon orange vif agrémenté d’une ceinture léopard, un chemisier marron rayé d’oranger sans manche très (très !) court et de longues mitaines orange trouées et encerclées par un ruban maintenu par des broches en forme de tête de mort. Et, accessoire indispensable, bottes à semelles compensées et talons hauts en lézard, assorties au chemisier. Tam (qui détestait son prénom complet !) était tout en contrastes. Elle pointa vers moi un doigt accusateur verni de violet et déclara d’un ton sans appel :
« Debout ! »
Résignée, je posais un pied sur la moquette rose puis l’autre avant de me lever avec un soupir. Fourrageant dans ma tignasse emmêlée, je me dirigeais d’un pas lourd vers la salle de bain contiguë à ma chambre en grommelant. Je marquai un temps d’arrêt devant le grand miroir ovale qui surmontait le lavabo, contemplant le reflet qu’il me renvoyait avec une grimace. Mes longs cheveux châtains avaient un aspect effrayant et mes yeux vert-jade étaient encore gonflés de sommeil. Ma chemise de nuit en coton jaune pâle, garnie de dentelle sur les bretelles, était toute froissée. Caterina Sterson, 17 ans, surnommée couramment Nina, ne payait pas de mine. Je m’étais couchée tard la veille, à la suite d’une réception organisée par (et pour !) mes parents. J’avais encore dû jouer à la gentille fifille à son papa, engoncée dans une robe de soirée rose bonbon. Plissant le nez à ce souvenir, je croisais le regard moqueur de Tam dans la glace, lui en retournant un lourd de reproches.
« -Je me demande bien pourquoi je te garde encore comme amie, marmonnais-je entre mes dents serrées
-Parce que ton père refuse de t’en acheter d’autres, rétorqua-t-elle, imperturbable »
Agacée par son sens de la répartie, je pris ma brosse et j’entrepris de démêler mes mèches rebelles tandis que Tam babillait joyeusement à propos de tout et de rien, appuyée contre le chambranle de la porte, les bras croisés sur la poitrine. Après le brossage, ce fut au tour du débarbouillage. Un peu d’eau et de gel nettoyant, une lotion tonifiante et une bonne tape sur les deux joues et mon teint pâle redevint lumineux. Une douche rapide compléta le tout et j’étais finalement fraîche et dispose.
Je sortis de la salle de bain et je revins dans ma chambre, Tam sur les talons. Elle s’allongea sur mon lit, tête vers le bas et se mit à jouer avec la petite tresse enfermée dans un anneau en argent qui se baladait près de sa joue droite. Je me dirigeais vers ma penderie que j’ouvris en grand avant de sortir plusieurs affaires que je tenais devant moi en m’examinant dans le miroir d’un œil critique.
« -On va où, déjà ?, demandai-je à Tam en essayant une petite robe à pois rouge
-Seulement en ville, répondit-elle, sarcastique »
Finalement, mon choix se fixa sur un jean slim, un top aux manches trois quarts dans les tons bordeaux et or et une ceinture avec de petits brillants. Une fois le tout enfilé, j’ouvrais le placard à chaussures tandis que ma meilleure amie poussait une exclamation, comme à chaque fois qu’elle voyait les centaines de paires que je possédais. Il y avait là des escarpins, des ballerines, des tennis, des bottes…et j’en passe !
Je saisis une paire de chaussures à talon compensé assorties à mon haut et je les chaussais rapidement. Un nouveau détour par la salle de bain pour une séance maquillage. Cils charbonneux avec un peu de mascara. Lèvres vivifiées à l’aide d’un gloss couleur pêche. Des boucles d’oreilles en forme d’anneaux et un pendentif représentant une étoile incrustée de zircons compléta ma tenue. Je glissai l’anse de mon sac bordeaux sur mon épaule, faisant tinter les bracelets qui ornaient mon poignet droit.
« -Je suis prête, m’exclamai-je à l’intention de Tam, toujours vautrée sur le grand lit.
-Pas trop tôt !, soupira-t-elle en se levant d’un bond, on aurait dit que tu te préparais à prendre le thé à Buckingham Palace ! »
Ignorant la pique, je la précédai dans l’escalier monumental aux marches de marbre blanc. En passant devant le salon, j’avisais mon petit frère de dix ans, Robert, alias Bobby, installé dans un fauteuil à haut dossier en train de traduire une édition originale d’un philosophe allemand. Avec ses lunettes rondes et sa raie parfaite, Bobby avait des airs de premier de la classe (ce qu’il était, soi-dit en passant). Un effet encore plus renforcé par son pull bleu marine à carreaux et son pantalon tombant sans un pli sur ses mocassins en daim. Il marmonnait des mots en allemand tout en écrivant fébrilement. Tam m’adressa une mimique entendue avant de se presser vers l’entrée. La porte de la cuisine s’ouvrit et Miranda Sterson, ma mère apparut sur le seuil, vêtue d’un tailleur bleu pâle et d’escarpins blancs. A se demander ce qu’elle faisait là, elle qui ne différenciait pas une pomme d’une poire ! Ses cheveux coupés au carré étaient d’une teinte blond platine et pas une mèche ne se soulevait. Je portais machinalement la main à mes propres boucles rebelles retenues en queue-de-cheval, lissant ma frange coupée de biais d’un geste vif. Elle lança à Tam un regard réprobateur. Elle n’avait jamais aimé que je la fréquente et ce n’était pas près de changer apparemment !
« -Bonjour Iridessa !, fit-elle de sa voix affectée, tiens, vous êtes couverte aujourd’hui ! »
Elle faisait référence à la dernière fois que Tam était venue à la maison, vêtue d’une jupe tellement courte que maman l’avait qualifié de « bandana ».
La réponse de mon amie à la pique acide ne se fit pas attendre.
« -Je ne voulais pas vous choquer Madame, répliqua-t-elle sarcastique »
Avec un reniflement de mépris, ma mère se tourna vers moi et déclAra d’un air pincé :
« -Les Gould donnent une réception ce soir, Caterina. Cela commencera à 20h. Ne sois pas en retard pour que le coiffeur ait le temps de s’occuper de ta tignasse rebelle »
Sur ces tendres paroles, elle disparut dans le couloir, le bruit de ses talons se répercutant sur les murs. Tam eut un ricanement moqueur en tirant la langue.
Ah décidément, ma vie n’était pas si simple. Encore une réception où j’allais devoir jouer à la jolie cruche qui soutient son papa. Je serrais les poings, réprimant un mouvement de colère. Allons, il ne me restait plus qu’une année et j’aurais mon bac. Mon diplôme en poche, je partirais pour l’Université de Riverview. Certes, ce n’était pas bien loin mais c’était quand même mieux que de rester enfermée ici ! Mais pour l’instant, un peu de nerf ! C’est les vacances !
D’un geste résolu, je tournais la poignée dorée de la lourde porte en chêne, tirant le battant d’un geste si brusque que je failli trancher Tam en deux. Dehors, le jardin s’étendait et au-delà, la ville. Et au-delà encore, ma vie.


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